Avis complètement personnels·Jeux Vidéo

Astro’s Playroom : Petite aventure réjouissante

Après avoir présenté les fonctionnalités de la caméra PS4 et eu droit à sa propre petite aventure sur le Playstation VR à laquelle je n’ai malheureusement pas pu jouer, la nouvelle mascotte mignonne de Sony revient une nouvelle fois nous présenter la Playstation 5 avec Astro’s Playroom. Simple démo technique ? Oui et non.

Je me suis récemment mis à faire des vidéos Youtube. C’est exactement comme ce que je faisais ici, mais sous forme de vidéo, comme ça, ça engrange moins de vues et ça me prend plus de temps. Ceci dit, ça me fait quand même de la peine de délaisser ce lieu qui m’appartient. Ainsi donc, je me permets de créer le meilleur des mondes en vous partageant la vidéo en question suivie de son « script » si j’ose dire. L’écoute ou la lecture, c’est à vous de choisir. Toujours est-il que n’importe quelle forme de partage de la vidéo comme de l’article sera très grandement apprécié.

Oui parce que le but des niveaux est de mettre en avant les fonctionnalités de la dualsense (la nouvelle manette) avec ses gâchettes adaptatives et son moteur haptique. Il le fait à merveille ! Le simple fait de faire avancer le petit Astro localise des douces vibrations correspondant à ses pas, mais les développeurs sont malins et se servent aussi du son qui sort des manettes pour simuler les différentes surfaces sur lesquelles on se déplace. Ainsi les vibrations changent selon si l’on marche sur de l’herbe ou sur un sol métallique, mais c’est surtout le son qui participe à créer cette nouvelle immersion. Illusion ou non, les effets sont saisissants. Idem pour les gâchettes qui selon les situations seront plus ou moins résistantes. Tout cela est mis en avant par le jeu, en plus du pavé tactile de la manette ainsi que le gyroscope, mais ces deux éléments étaient déjà présents sur PS4.

Malheureusement si ces fonctionnalités se révèlent plaisantes et apportent un certain confort d’immersion, je crains que peu de jeux ne les utilisent réellement. Les studios de développement ne feront probablement pas l’effort de s’adapter précisément à cette manette lorsqu’il s’agit de jeux multiplateformes.

La puissance de la console est aussi mise en avant, même si c’est évidemment plus abstrait puisque l’aventure nous fait traverser des mondes mettant en avant ses composants. On est dans du classique : ram, CPU, GPU, SSD mais ce sont quand même des termes rarement mis en avant auprès du grand public. Evidemment, le titre fait aussi la promotion de la console simplement en étant extrêmement joli, coloré, détaillé et sans temps de chargement. L’esthétique dessin animé et les zones qui ne sont pas très grandes permettent surement facilement de faire un jeu si agréable à l’œil mais rien de ce que j’ai vu ne m’a semblé impossible sur la génération précédente, à l’exception peut-être de la possibilité de retourner instantanément dans toutes les zones sans aucun chargement.

Démo technique donc et pourtant pas seulement, parce qu’on développe très vite une grande affection pour ce titre qui apporte bien plus d’âme à son aventure qu’on ne pourrait le penser, et ce en célébrant constamment la marque Playstation. Loin d’être simplement de la publicité déguisé, Astro nous fait revisiter l’histoire des consoles. Avec finesse et complicité nous allons donc voir dans chacun des niveaux des petits robots comme Astro rejouer des jeux devenus cultes qui ont participé à créer l’image Playstation. De Horizon récemment à Ape Escape, en passant par Silent Hill ou FFVII. La plupart sont des clins d’œil évidents mais certains sont plus obscurs, et c’est toujours avec plaisir que l’on retrouve ces références sans que le jeu n’en fasse trop.

Bien sur la plus grosse part du fan service réside surtout dans les collectibles. Dans chaque niveau, on trouve des pièces de puzzle à récupérer qui forment une grande fresque Playstation mais aussi et surtout des artefacts qui sont des modélisations de consoles ou d’accessoires que l’on peut admirer sous tous les angles. Parfaitement modélisés, ces artefacts donnent vraiment envie de tout dénicher pour retrouver soit les accessoires que l’on connait déjà, soit en découvrir de nouveaux. J’avoue que je ne connaissais pas le gps de la PSP, ni qu’il y avait eu autant de caméras commercialisées de la PS2 à la PS5. Tout ceci se retrouve dans le labo playstation, une salle musée qui permet d’aller admirer tous ces collectibles et d’interagir un minimum avec, même si c’est très léger.

Avec ce sens affiné du fanservice, Astro’s Playroom est une véritable expérience feel good. C’est joyeux, vivant, coloré et accompagné de musiques entrainantes. Un titre qui célèbre Playstation et qui arrive à nous entrainer alors même qu’on n’est pas forcément fan absolu. Arriver au terme d’un stage littéralement dans les différents menus d’accueil des consoles fait son petit effet. Il faut dire aussi que tout ce petit monde a l’air si joyeux. On peut remarquer Astro nous faire coucou quand on tourne la caméra autour ou le voir sortir un casque VR ou sa PSVita lorsqu’on est inactif. Ce genre d’interactions ne cesse jamais d’être mignon.

Cependant, si l’on enlève tout cet enrobage, ça a beau supprimer une bonne partie de ce qui donne le sourire, mais il reste quand même un bon jeu de plateforme. La prise en main d’Astro est parfaite et les différentes mécaniques amenées sont plutôt très réussi. Même le level design aussi simple soit-il est carré et sait exploiter son environnement pour cacher ses collectibles. Le tout reste extrêmement facile, mais avec un peu de recul, on voit une excellente base de jeu de plateforme qui mériterait d’être un plus gros titre. Et j’ai beau ne pas aimer les fonctionnalités de types pad tactile ou saut en gyroscope, je dois bien avouer qu’ici ces mécaniques sont parfaitement utilisées que ce soit pour le singe ou la grenouille par exemple.

Au final, Astro’s Playroom reste un « petit » jeu qui a le bon gout d’être offert avec la PS5, comptez 3h pour le terminer et 4 pour le platiner. Mais plus qu’une simple démo technique qui rempli déjà bien son office pour présenter la nouvelle dualsense et la puissance de la console, il a un supplément d’âme qui lui donne une réelle personnalité. C’est un jeu de plateforme réjouissant, qui se renouvelle et est bien rythmé. Donne le sourire et a clairement de la matière pour être un gros jeu de plateforme Bien sûr c’est aussi une aventure feel good qui donne le sourire en célébrant la marque. En le terminant et après avoir vu ses multiples clins d’œil, la seule certitude c’est qu’Astro a certainement les épaules pour devenir lui-même une de ces références dans l’avenir. A voir si le studio a l’ambition d’en faire un plus grand jeu, mais c’est tout ce que je leur souhaite. 

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